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Archevêques et évêques

Mgr Guy Boulanger (2026-aujourd'hui)



Mgr Guy Boulanger est né le 6 juin 1963 à Sainte-Cécile de Whitton. Il est titulaire d’un baccalauréat en droit (1984) et d’un baccalauréat en théologie (1988) de l’Université de Sherbrooke, d’une maîtrise en pastorale de l’Université Laval (1991), d’une maîtrise (2000) et d’un doctorat (2007) en droit canonique de l’Université Saint-Paul d’Ottawa.

 

Il fut ordonné prêtre à la paroisse Cœur-Immaculé-de-Marie de Sherbrooke le 26 octobre 1991 par Mgr Jean-Marie Fortier. Il a d’abord exercé son ministère comme vicaire à cette paroisse (1991-1992), puis dans la région de Disraeli (1992-1995). Il a ensuite été curé dans le secteur Mégantic (1995-1998).

 

En 2000, il s’est joint aux Services diocésains de l’Archidiocèse de Sherbrooke, où il a occupé les fonctions de chancelier (2000-2020), de vicaire épiscopal aux affaires canoniques (2007-2012), de vicaire judiciaire (2008-2020), de recteur du Grand Séminaire (2008-2012 et 2014-2020) et de vicaire général (2012-2020). Il a également été président de l’Assemblée des chanceliers et chancelières du Québec (2014-2020) et modérateur de la charge pastorale à Sainte-Bibiane de Richmond (2015-2020).

 

Le 31 janvier 2020, le pape François l’a nommé évêque de Rouyn-Noranda. Il y a commencé son ministère le 21 mars 2020 et a reçu l’ordination épiscopale le 28 août suivant, reportée en raison de la pandémie, des mains de Mgr Paul-André Durocher, assisté de Mgr Luc Cyr et de Mgr Gilles Lemay.

 

Le 16 septembre 2023, le pape François l’a également nommé évêque d’Amos, où il a commencé son ministère le 11 novembre 2023.


Le 10 avril 2026, le pape Léon XIV l’a nommé archevêque de Sherbrooke. L’inauguration de son ministère pastoral a eu lieu le 19 juin 2026.

 

Mgr Boulanger est également vice-président de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec, membre du Comité de droit canonique de la Conférence des évêques catholiques du Canada et conseiller épiscopal de l’Ordre des Filles d’Isabelle.


Sa devise épiscopale est « Tu me devances »



Mgr Luc Cyr (2011-2025)


Né le 21 novembre 1953 à Saint-Jérôme, Mgr Luc Cyr a été ordonné prêtre le 29 août 1980 en l’église Sainte-Paule par Mgr Charles Valois. Il a été nommé prélat d’honneur par le pape saint Jean-Paul II en septembre 1999, puis évêque de Valleyfield le 10 mai 2001. Il a reçu l’ordination épiscopale le 17 juin de la même année en la basilique-cathédrale Sainte-Cécile de Salaberry-de- Valleyfield par Son Éminence le cardinal Jean-Claude Turcotte.


Le 26 juillet 2011, le pape Benoît XVI l’a nommé archevêque de Sherbrooke, où il a été officiellement installé le 29 septembre 2011.


Mgr Cyr a poursuivi des études supérieures au Collège Marie-Victorin et au Cégep de Saint-Jérôme avant d’entreprendre des études théologiques au Grand Séminaire de Montréal et à l’Université de Montréal (B.Th.). Il a ensuite étudié la spiritualité à Florence, en Italie (1984-1985), ainsi que la théologie morale à l’Académie Alphonsienne à Rome, où il a obtenu une licence en théologie (1985-1987).


Son ministère pastoral a débuté comme vicaire à la cathédrale de Saint-Jérôme (1980-1981) et à la paroisse Saint-Louis-de-France à Terrebonne (1981-1984). Il a ensuite été curé de la paroisse Notre-Dame-de-l’Assomption à Blainville (1987-1994), tout en accompagnant les séminaristes dans leur formation vocationnelle (1992). De 1994 à 2001, il a été animateur pastoral puis vicaire général du diocèse de Saint-Jérôme.


Mgr Cyr a également servi l’Église dans d’importants rôles de leadership aux niveaux provincial et national. Il a été président du Comité du laïcat de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec (AECQ) et membre du Comité exécutif de l’AECQ à compter de 2011. Au sein de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), il a siégé à plusieurs commissions et comités, dont la Commission épiscopale de liturgie du Secteur français (2001-2005). Il a également représenté la CECC auprès de Développement et Paix (2002-2008) et du Renouveau charismatique (2007-2013), en plus d'avoir été membre du Comité permanent pour les relations avec les mouvements et associations (2011-2014), représentant régional du Québec au Conseil permanent (2011-2015) et co-trésorier de la CECC (2015-2018).


Son service s’est également étendu à l’échelle internationale. En 2018, il a représenté la CECC à la 2e Assemblée générale du Conseil épiscopal latino-américain (CELAM) à Medellín, en Colombie, marquant le 50e anniversaire de l’organisation. La même année, il a participé au Synode des évêques à Rome sur « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel » (du 3 au 28 octobre 2018) en tant que délégué épiscopal pour le Secteur français du Canada.


Son ministère à la tête de l'Archidiocèse de Sherbrooke a pris fin le 15 septembre 2025, lorsque le pape Léon XIV a accepté sa renonciation à la charge d'archevêque.


À la suite du départ de Mgr Luc Cyr, le Collège des consulteurs a élu l’abbé Steve Lemay administrateur diocésain le 16 septembre 2025. Ce dernier a assuré la gouvernance pastorale et administrative de l’Archidiocèse de Sherbrooke jusqu’à la nomination d’un nouvel archevêque par le Saint-Siège.


Sa devise épiscopale était « Un seul cœur, une seule âme »

Mgr André Gaumond (1996-2011)


 
 

Né à Saint-Thomas de Montmagny le 3 juin 1936, Mgr André Gaumond a été ordonné prêtre le 27 mai 1961 en la cathédrale de Sainte-Anne-de-La-Pocatière par Mgr Bruno Desrochers, évêque de Sainte-Anne-de-La-Pocatière.


Élu évêque de Sainte-Anne-de-La-Pocatière le 31 mai 1985, il a reçu l'ordination épiscopale le 15 août de la même année en la cathédrale de Sainte-Anne par Son Éminence le cardinal Louis-Albert Vachon, archevêque de Québec et primat de l'Église canadienne.


Promu archevêque coadjuteur de Sherbrooke le 16 février 1995, il est arrivé à Sherbrooke le 27 avril de la même année. Il est devenu le septième évêque et le quatrième archevêque de Sherbrooke le 1er juillet 1996.


Le 25 septembre 1997, il a reçu le pallium des mains de Mgr Maurice Couture, archevêque de Québec et primat de l'Église canadienne, en la Basilique-Cathédrale Saint-Michel.


Mgr Gaumond a exercé diverses fonctions à l'Assemblée des évêques catholiques du Québec (AÉCQ), notamment visiteur de l'Office de la catéchèse, membre du comité des ministères, président du comité des prospectives, membre du comité du laïcat, vice-président (1993-1995) et président (1996-1997).


À la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), il a siégé à plusieurs commissions et comités entre 2007 et 2011. Il a également occupé les fonctions de co-trésorier (1999-2003), de vice-président (2003-2005) et de président (2005-2007) de la CECC.


Mgr André Gaumond s'est retiré à Charny le 28 septembre 2011. Il est revenu à Sherbrooke en 2013, où il est décédé le 14 décembre 2019.



Sa devise épiscopale était « Espérer en Dieu »

Mgr Jean-Marie Fortier (1968-1996)


 
 

Né à Québec le 1er juillet 1920, Mgr Jean-Marie Fortier a été ordonné prêtre le 16 juin 1944 par le cardinal Jean-Marie-Rodrigue Villeneuve, à la cathédrale Notre-Dame de Québec. De 1946 à 1950, il a poursuivi des études à Rome et à Louvain, puis a enseigné l'histoire de l'Église au Grand Séminaire de Québec (1950-1960), fonction à laquelle s'ajoute celle de directeur spirituel à la même institution (1955-1960).


Élu évêque titulaire de Pomaria et évêque auxiliaire de Sainte-Anne-de-la-Pocatière par le pape Jean XXIII le 15 novembre 1960, il a reçu l'ordination épiscopale le 23 janvier 1961. Nommé évêque de Gaspé par le pape Paul VI le 19 janvier 1965, il devient ensuite le sixième évêque et troisième archevêque de Sherbrooke le 20 avril 1968. Il est officiellement intronisé le 19 mai suivant.


Durant son épiscopat à Sherbrooke, Mgr Fortier a fondé deux paroisses et a participé au jumelage de plusieurs autres. Il a restructuré les Offices diocésains et instauré un Conseil presbytéral, un Conseil diocésain de pastorale ainsi qu'un Collège des consulteurs. Il est également à l'origine de la Fondation Monseigneur Jean-Marie Fortier, créée afin de procurer les fonds nécessaires au soutien de la pastorale diocésaine.


Au niveau de l'Église universelle, il a été membre de la Commission pontificale sur les moyens de communications sociales (1970-1975) et de la Sacrée Congrégation pour les sacrements et le culte divin (1975-1984). Il a également été président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) de 1973 à 1975. Au sein de l'Assemblée des évêques catholiques du Québec (AÉCQ), il a occupé plusieurs fonctions, notamment celles de président du comité épiscopal des communications sociales (1976-1984), président du comité des priorités (1977-1984), président de l'Assemblée (1985-1989) et membre du comité du laïcat. En 1990, les Chevaliers de Colomb du Québec l'ont choisi comme aumônier d'État.


Devenu archevêque émérite de Sherbrooke le 1er juillet 1996, il s'est retiré à l'Archevêché de Québec. Il est décédé le 31 octobre 2002.


Sa devise épiscopale était « In Laudem Dei per Jesum » (« À la gloire de Dieu par Jésus »)


Mgr Georges Cabana (1952-1968)


 
 

Né à Notre-Dame de Granby le 23 octobre 1894, Mgr Georges Cabana a effectué son cours classique aux séminaires de Sherbrooke et de Saint-Hyacinthe avant d'entreprendre ses études théologiques au Grand Séminaire de Montréal. Il a été le premier prêtre ordonné à Granby, le 28 juillet 1918, par Mgr Hermann Brunault, évêque de Nicolet.


Élu archevêque titulaire d'Anchialo en 1941, il est devenu évêque coadjuteur de Saint-Boniface, au Manitoba, avec droit de succession. Après avoir occupé cette fonction pendant près de onze ans, Mgr Cabana a été nommé archevêque coadjuteur de Sherbrooke le 29 janvier 1952 aux côtés de Mgr Philippe Desranleau. Au décès de ce dernier, le 28 mai 1952, il est devenu le cinquième évêque et le deuxième archevêque de Sherbrooke.


Durant son épiscopat à Sherbrooke, Mgr Cabana a fondé treize paroisses. Devenu archevêque émérite en mai 1968, il s'est retiré chez les Sœurs du Bon-Pasteur à Montréal. Il est revenu à Sherbrooke en 1976, où il est décédé le 6 février 1986.


Sa devise épiscopale était « Ut unum sint » (« Afin qu'ils soient un »)


Mgr Philippe Desranleau (1941-1952)


 
 

Né à Saint-Sébastien d'Iberville le 3 avril 1882, Mgr Philippe Desranleau a été ordonné prêtre par Mgr Alexis-Xyste Bernard le 26 juillet 1909 à l'église Notre-Dame-du-Rosaire de Saint-Hyacinthe. D'abord professeur au Séminaire de Saint-Hyacinthe (1909-1911) puis vicaire à la cathédrale (1911-1912), il a ensuite poursuivi des études à Rome (1912-1915), où il a obtenu deux doctorats, l'un en philosophie et l'autre en droit canonique. À son retour au diocèse de Saint-Hyacinthe, il a successivement été vicaire à la cathédrale, chancelier (1915-1931), aumônier des Soeurs de Saint-Joseph (1915-1921), chanoine titulaire (1924), curé de la cathédrale (1926), vicaire général (1926-1931), protonotaire apostolique (1928), curé de Saint-Pierre de Sorel (1931-1938) et vicaire général honoraire (1931-1938).


Élu évêque coadjuteur avec droit de succession et administrateur du diocèse de Sherbrooke le 13 décembre 1937, il a reçu l'ordination épiscopale le 24 février 1938 comme évêque titulaire de Sala, des mains du cardinal Jean-Marie-Rodrigue Villeneuve, O.M.I.. Il est devenu le quatrième évêque de Sherbrooke au décès de Mgr Gagnon, le 13 février 1941.

Le 2 mars 1951, il devient le premier archevêque de la nouvelle province ecclésiastique de Sherbrooke. Il a été officiellement installé le 10 mai 1951 par Mgr Ildebrando Antoniutti, délégué apostolique au Canada. Au cours de ses années d'épiscopat, Mgr Desranleau a fondé 33 paroisses, dont 10 dans la ville de Sherbrooke.


Victime d'un accident de la route à Saint-Eustache le 30 août 1951, il séjourna huit mois à l'hôpital. Au cours de cette période, il a signé le décret d'ouverture de la cause de béatification de Mère Marie-Léonie, le 11 février 1952. Il a reçu le pallium des mains de Mgr Georges Cabana, archevêque coadjuteur de Sherbrooke, le 22 mai 1952. Il est décédé quelques jours plus tard, le 28 mai 1952.


Sa devise épiscopale était « Christo et Petro » (« Pour le Christ et pour Pierre »)


Mgr Alphonse-Osias Gagnon (1927-1941)


 
 

Né à Bonsecours le 13 décembre 1860, Mgr Alphonse-Osias Gagnon a été l'un des premiers élèves à s'inscrire au Séminaire Saint-Charles-Borromée de Sherbrooke en 1875. Ordonné prêtre le 8 juillet 1883, il a œuvré au Séminaire Saint-Charles-Borromée de Sherbrooke jusqu'en 1923, où il a exercé les fonctions de professeur, de préfet des études, de vice-supérieur et de supérieur (1909-1918). Durant cette période, il a également été maître des cérémonies à la cathédrale de Sherbrooke, aumônier des religieuses de l'Hospice du Sacré-Cœur et prédicateur régulier à la messe dominicale de la paroisse Saint-Patrick de Sherbrooke. De 1894 à 1909, il a été directeur des Séminaristes. Il a été nommé prélat domestique en 1919.


Le Pape Pie XI l'a nommé évêque de Spiga et évêque auxiliaire de Sherbrooke le 17 avril 1923. Il a reçu l'ordination épiscopale le 29 juin 1923 à la cathédrale de Sherbrooke. Vicaire général de 1923 à 1926, il a été élu vicaire capitulaire le 15 août 1926, à la suite du décès de Mgr Paul LaRocque.


Le 22 juin 1927, le Saint-Siège l'a nommé troisième évêque de Sherbrooke. Au cours de son épiscopat, il a érigé cinq paroisses et consolidé l'œuvre de ses prédécesseurs. Il est décédé à l'évêché de Sherbrooke, le 12 février 1941.


Sa devise épiscopale était « Christus non sibi placuit » (« Le Christ n'a pas eu de complaisance pour lui-même »)


Mgr Paul LaRocque (1893-1926)


 
 

Natif de Sainte-Marie-de-Monnoir (diocèse de Saint-Hyacinthe), Mgr Paul LaRoque a été ordonné prêtre le 9 mai 1869 dans la chapelle de l'Hôtel-Dieu de Montréal. Il a poursuivi des études à Rome de 1880 à 1883, où il a obtenu des doctorats en théologie et en droit canonique. À son retour, il a d'abord été desservant (1884-1885), puis curé de la cathédrale de Saint-Hyacinthe (1885-1893). Il a également été nommé chanoine titulaire du chapitre diocésain (1887) et pénitencier du chapitre.


Le 24 septembre 1893, le Pape Léon XIII l'a nommé deuxième évêque de Sherbrooke. Il a reçu l'ordination épiscopale le 30 novembre 1893 à la cathédrale de Sherbrooke.


Au cours son épiscopat, il a érigé 37 nouvelles paroisses. Il est décédé à Sherbrooke le 15 août 1926.


Sa devise épiscopale était « Omnibus omnia factus sum » (« À tous les hommes, je me fais tout en toute chose »)


Mgr Antoine Racine (1874-1893)


 
 

Né le 26 janvier 1822 à Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette, Mgr Antoine Racine a été ordonné prêtre le 12 septembre 1844 à la basilique de Québec. Il a d'abord exercé son ministère en paroisse, comme vicaire à Saint-Étienne-de-la-Malbaie, premier curé de Princeville, curé de Saint-Joseph-de-Beauce, puis curé de Saint-Jean-Baptiste de Québec (1853-1874).


Lors de l'érection du diocèse de Sherbrooke par le Pape Pie IX, le 28 août 1874, Mgr Antoine Racine a été nommé premier évêque de cette nouvelle Église. Il a reçu l'ordination épiscopale le 18 octobre 1874. Dès les premiers mois de son épiscopat, il a assumé la charge de procureur diocésain, qu'il a exercée jusqu'en 1892.


En 1875, Mgr Racine a fondé le Séminaire de Sherbrooke, dont il a été le premier supérieur jusqu’en 1878. La même année, il a invité les Soeurs de la Charité de Saint-Hyacinthe à établir l’Hospice du Sacré-Cœur. Il a également favorisé l'établissement d'autres communautés religieuses, notamment les Soeurs de la Présentation de Marie, les Frères du Sacré-Cœur et les Ursulines, afin de soutenir le développement de l'éducation dans le diocèse. En 1881, devant la pauvreté de nombreux diocésains, il a créé la Société de Colonisation de Sherbrooke, contribuant à la fondation de 54 nouvelles paroisses en Estrie. Il a accordé une grande importance à la formation des prêtres et s'est activement investi dans l'enseignement théologique.


Mgr Racine est décédé à Sherbrooke le 17 juillet 1893. Son épiscopat a jeté les bases du développement et de la pérennité du diocèse de Sherbrooke.


Sa devise épiscopale était « In fide, spe et caritate radicatus » (« Enraciné dans la foi, l'espérance et la charité »

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